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Les prothèses testiculaires : questions fréquentes

Lorsqu’un testicule doit être retiré pour une tumeur, une infection, une torsion ou un traumatisme, son absence peut modifier l’aspect de la bourse. Une prothèse testiculaire peut alors remplacer le volume manquant et restaurer une symétrie appréciable dans la vie quotidienne.

Cet implant, aussi appelé prothèse scrotale, est un dispositif souple destiné à remplacer le volume manquant. Il ne traite pas le cancer : il compense l’ablation et redonne au scrotum une forme proche de celle du testicule controlatéral.

Une prothèse n’est ni obligatoire ni automatique. Son choix dépend de l’état de la peau, des opérations antérieures, du risque chirurgical et du vécu personnel. Une prostatectomie n’enlève normalement pas les testicules ; cette reconstruction n’est donc pas une étape habituelle du traitement du cancer de la prostate.

La décision peut se prendre avec un urologue, après vérification du suivi oncologique et des besoins du patient. Un avis psychologique ou un échange avec le couple peut accompagner cette réflexion.

Quand la pose est-elle envisagée ?

La prothèse est surtout envisagée après une orchidectomie, c’est-à-dire l’ablation d’un testicule ou, parfois, des deux testicules, notamment en cas de tumeur testiculaire. Elle peut corriger une absence visible, une asymétrie, une gêne lors du sport ou une perte de confiance liée à l’apparence.

Il faut distinguer cette intervention d’une prostatectomie, qui retire la prostate sans toucher habituellement aux testicules. Les troubles érectiles associés au traitement du cancer de la prostate relèvent d’un bilan distinct ; le portail consacré à l’érection après cancer explique cette démarche. Le chirurgien vérifie ensuite la compatibilité de la reconstruction avec le suivi médical.

Comment se déroule la pose ?

Avant l’intervention, le chirurgien examine la bourse, les cicatrices et les séquelles, puis choisit avec le patient la taille, la forme et le modèle. La pose, généralement courte, a lieu sous anesthésie locale ou générale.

Après l’opération, un gonflement, une douleur modérée, un hématome ou une sensibilité cutanée sont possibles. Les soins et les efforts autorisés sont précisés par le chirurgien, qui fixe aussi la durée de l’arrêt de travail. Une consultation de contrôle vérifie la cicatrice, la position de l’implant et la récupération.

Quels modèles peut-on choisir ?

Les prothèses sont surtout en silicone ; certaines sont munies d’une poche de solution saline. Différentes tailles, formes et textures permettent de s’adapter au scrotum et au testicule restant, avec une tolérance variable.

Le choix dépend de l’anatomie, de l’expérience du chirurgien, du matériel disponible et du coût. Une photo seule ne suffit pas. Cette prothèse ne produit ni spermatozoïdes ni hormones et ne corrige pas les troubles de l’érection.

Quels risques et quelles précautions ?

La pose peut provoquer un gonflement, une douleur, un hématome, une infection ou un retard de cicatrisation. Plus rarement, l’implant peut se déplacer, se fissurer, fuir son contenu ou faire saillie à travers la peau.

Le chirurgien explique l’hygiène, les soins et les signes d’alerte. La fièvre, une rougeur diffuse, un écoulement, une douleur brutale ou un gonflement soudain imposent une évaluation rapide. Le diabète, le tabagisme et les opérations antérieures peuvent ralentir la guérison.

Le suivi contrôle la position de l’implant et la tolérance de la peau. Une correction, un remplacement ou le retrait peuvent être envisagés si nécessaire ; une douleur persistante doit être signalée.

Quel effet sur la vie sexuelle et relationnelle ?

La prothèse redonne du volume au scrotum et peut améliorer la confiance dans les relations intimes. Certains hommes se sentent plus à l’aise dans leur tenue vestimentaire, pendant le sport ou lors de situations de nudité. La sensation au toucher reste variable, et le résultat psychologique dépend de l’histoire et du soutien reçu.

Elle ne restaure ni la fertilité, ni la production d’androgènes, ni les érections altérées par une prostatectomie. Ces questions relèvent du suivi urologique et endocrinologique. Le portail informations sur l’érection peut aider à distinguer une difficulté érectile d’un problème de volume ou d’image corporelle.

Il ne faut pas confondre une prothèse testiculaire avec une prothèse pénienne. La première remplace un volume dans la bourse ; la seconde vise les érections et répond à des indications spécifiques, avec un suivi différent.

Prothèse et incontinence urinaire

Une prothèse testiculaire ne corrige pas les fuites d’urine ni les difficultés à contrôler la vessie. Après une prostatectomie, l’incontinence dépend notamment du sphincter, des muscles du périnée et du fonctionnement de la vessie.

Les solutions dépendent de la cause et de la gravité : exercices du périnée, rééducation vésicale, médicaments, dispositif externe ou chirurgie dans certains cas. Le guide solutions pour l’incontinence détaille les pistes adaptées après une prostatectomie. Un urologue et un kinésithérapeute peuvent coordonner le traitement.

Après une pose, une gêne urinaire passagère peut survenir en raison de l’anesthésie, du traumatisme opératoire ou d’une infection. Douleur, rétention ou fuite nouvelle doivent être signalées, car elles nécessitent parfois un traitement spécifique.

Préparer la décision avec son équipe

Avant de fixer une date, le patient peut préciser avec le chirurgien l’objectif de la prothèse, les alternatives sans implant, le type d’anesthésie, la durée de l’arrêt de travail, les soins, le calendrier du suivi, le coût et la prise en charge.

Le choix peut inclure une période de réflexion, un avis psychologique et un échange avec le couple. Il ne doit pas reposer sur une obligation sociale. Une décision libre et informée favorise une récupération sereine.

La prochaine étape concrète est de prendre rendez-vous avec un urologue afin de discuter de la prothèse testiculaire, de son indication et du suivi.