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J’apprends qu’une nouvelle réglementation interdit aux ostéopathes non-médecins toutes manipulations sur les parties génitales et rectales. Autrement dit, ce texte élaboré par les médecins l’est pour leur seul bénéfice. S’estiment-ils plus qualifiés pour pratiquer ces gestes ?


Extrait partiel du livre « Ma prostate, son cancer et moi »

Jean FRICHET



Précision

Je précise ici que la prostate enlevée avec sa longueur d’urètre (de 4 à 7 cm environ), la vessie est descendue afin de la raccorder à l’urètre pénien.

Il est aisé de comprendre que cette simple manipulation va bouleverser l’ordon--nancement des nerfs et vaisseaux locaux qui en sortiront traumatisés.

Les manipulations de l’ostéopathe ne seront efficaces que s’il est formé aux manipulations viscérales. On comprend que ce ne sont pas les 2 années de pratique demandées aux médecins généralistes ou aux kinésithérapeutes pour se prétendre ostéopathes qui pourront nous soulager sur ce plan.

Racines du pénis et périnée

Schéma de principe montrant le centrage des organes

Par Jean FRICHET


Tout malade devrait consulter un ostéopathe après une opération lourde et l’ablation de la prostate est non seulement une lourde opération, mais aussi une opération au sein d’un espace, le petit bassin, très innervé et vascularisé donc très fragile !

Vous aurez compris ou je veux en venir. Le scalpel de notre chirurgien préféré est automatiquement responsable d’un ensemble de micros dégâts ne pouvant pas favoriser le retour à nos fonctions initiales. Petits nerfs et vaisseaux coupés, au mieux traumatisés, seront abandonnés au sein d’inévitables petits caillots sanguins entrainant des adhérences, donc une perte d’efficacité.

En d’autre terme, rien de satisfaisant pour espérer retrouver des connexions propices ‘’à faire comme avant’’, notamment sur le plan sexuel.


A la fois préventive et curative, l’ostéopathie part de la structure corporelle pour corriger les désordres de l’organisme en vue d’une auto-guérison, sachant que toutes les parties du corps communiquent entre elles.

Elle répond à une vision globale de l’être humain, et c’est certainement pour cette raison qu’elle est aussi prisée aujourd’hui.


Attention : l’ostéopathie n’est pas adaptée aux infections et autres inflammations liées à des maladies graves, mais par contre elle peut beaucoup pour les problèmes prostatiques et les séquelles post-opératoires des prostatectomies.


Mon vécu

Je vous relate mon premier rendez-vous avec un ostéopathe qui, chance, allait s’avérer être excellent car formé au viscéral, pour quelqu’un comme moi qui avait fait une hémorragie sur la table d’opération :

«… je lui raconte ma petite histoire, ma petite quéquéte, ma petite bandaison avec Edex, mon absence de bandaison avec Cialis, cette fatigue qui me suit partout, ces nuits de sommeil qui n’en finissent pas, pour lui demander s’il fait des miracles.

Cela le fait sourire, et en récompense il m’invite à me dévêtir.

Debout, il regarde mes pieds : assis sur la table de consultation, il m’ausculte le dos : allongé sur le dos, il me palpe le ventre et allongé sur le ventre … perdu … il me palpe la nuque.

Pour m’apprendre qu’il sent des zones denses, tendues sous ses doigts, ce qui traduit des tissus bloqués suite à des séquelles anciennes ou plus récentes :

- C’est la texture du tissu qui renseigne, et plus c’est dur, plus c’est ancien. Ce sont les zones à travailler, celles qui doivent être irriguées. Un corps en forme a des tissus relâchés, équilibrés. Bon, au travail dit-il, il faut gommer les tensions au sein d’un corps qui ne s’est pas affranchi du stress de l’opération et qui s’est avachi par une trop grande pratique du canapé.


Destinés à rétablir un équilibre favorisant un bon drainage général du petit bassin et des membres inférieurs, tant sur le plan sanguin que de la lymphe, ses appositions de mains, pressions, relâchements soudains n’avaient rien de spectaculaire ni de contraignant. Seule, cette fatigue du lendemain, ou j’étais ‘’moulu’’, me laissait croire qu’il avait bien œuvré sur mon corps.

Pas de craquement spectaculaire, ou rarement, mais un travail en profondeur tout au long d’une chaîne incluant même des endroits stratégiques habituellement réservés à l’acupuncture.

Travaillant souvent les yeux fermés pour être totalement à l’écoute du corps de son patient, il voudra bien me faire quelques commentaires sur la pratique de son art.

- L’ostéopathe cherche à apporter une amélioration dans le fonctionnement du corps humain selon quelques grands principes … ».


« Tout d’abord, l’ostéopathe restaure le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP) qui est la pompe profonde de l’organisme, celle qui donne l’énergie.

Cela permet d’irriguer les champs asséchés, comme les fascias (enveloppes de protections qui entourent des muscles ou des parties du corps…) et les organes qui ont manqué d’oxygène. Pour cela il faut :

- un cadre osseux équilibré et mobile, soit le plus souvent un travail autour du sacrum, l’os sacré qui se trouve au bas de la colonne vertébrale,

- développer la masse musculaire par un travail de pompage basé sur la contraction / relâchement, afin de renforcer leur vascularisation,

- agir sur le support neurologique (le système nerveux général) à travers le système sympathique (L1-L2) et le système parasympathique (soit le sacrum : S2-S3-S4), afin de le rééquilibrer,

- avoir par une technique d’étirement une action sur les fascias pour défibroser enveloppes et ligaments, donnant ainsi aux organes une irrigation et une mobilité de placement idéal (et le petit bassin contient beaucoup de fascias).


Une autre technique est appelée le Traitement Général Ostéopathique (TGO), qui procède par mouvements circulaires répétés pour rétablir ou activer la circulation sanguine après un traumatisme.

Chaque cas est particulier, et un même traumatisme peut nécessiter un nombre différent de séances selon l’altération des tissus et selon sa répétition. Cela dépend de l’intégrité de l’anatomie de la personne. L’ostéopathe remet l’organisme en équilibre et en mouvement dans la limite de l’usure ».


… il me dira aussi :

- Il est dommage que l’ostéopathe soit consulté en dernier ressort. Le médecin envoie naturellement son patient vers le kinésithérapeute, parfois vers le chiropracteur, mais nous, nous sommes consultés à travers une démarche personnelle du malade, qu’elle soit directe ou par relation. C’est la démarche de l’individu qui s’implique, qui a envie de guérir, et cela est essentiel.

Il faudrait dire aux opérés que l’ostéopathe et le chiropracteur peuvent agir dans le sens du retour à l’équilibre, l’un à travers une action plus viscérale, l’autre par un moyen plus musculaire.

- Et concernant la prostate ? Avez-vous beaucoup de patients qui viennent vous voir ?

- On n’imagine pas que l’ostéopathe peut agir sur la prostate et je n’ai pas vraiment de demande contrairement à certains confrères qui en font une spécialité. L’ostéopathe a une action sur la loge prostatique en influant sur sa vascularisation, son innervation, ses fascias et son environnement musculaire. C’est ainsi qu’en cas d’adénome déjà installé, il peut améliorer la souplesse de l’enveloppe de la prostate faisant en sorte qu’il ne compresse pas l’urètre.

Et il ajoute :

- En relâchant les adhérences, l’ostéopathe soulage les opérés et accélère les cicatrisations, car organes et tissus ont une mémoire et il convient de les libérer du stress de l’opération et de les remettre à leur place.

Médecins et urologues ne veulent pas reconnaître l’ostéopathie comme spécialité complémentaire. C’est navrant, car nous pouvons dénouer les inévitables blocages post-opératoiresc:and settingsdossier_03-02-2011asso-homme-prostate-cancer.org

ainsi l’ablation de la prostate, qui initialement supporte la vessie, va en modifiant l’ordonnancement des organes du petit bassin également modifier son fonctionnement, créant des tensions, des sensations et des réactionsnouvelles. Ces modifications vont avoir une incidence sur le périnée, son noyau tendineux central pouvant être déplacé alors qu’il est le point de rencontre de tous les muscles du périnée et que c’est sur lui que s’accroche le bulbe du pénis. Du bon placement de ce noyau central dépend l’équilibre osseux et musculaire du petit bassin. D’ailleurs, son déplacement est souvent synonyme de douleurs après un rapport sexuel et peut contribuer à amplifier les problèmes sphinctériens.

- Mais tous les opérés seraient ravis d’entendre vos paroles… ne puis-je m’empêcher de dire !

- L’ostéopathie ne peut pas tout, mais même en dehors de l’opération, et pour quelqu’un ne souffrant pas de pathologie grave, une visite annuelle chez l’ostéopathe devrait suffire à le protéger de bien des maux et maladies. C’est pour ça que je ne suis pas pour la spécialisation ;

l’ostéopathe doit prendre son patient dans son ensemble, son tout.

- Les bons ostéopathes … comment les reconnaît-on ?

Silence.

- … Par leur formation… Et ceux qui traitent les enfants ont un doigté, une sensibilité exacerbée … Et puisque nous en parlons, ce n’est pas le médecin qui sentira viscères, attaches et fascias. Il n’aura jamais le ressenti manuel et le retour d’information voulu.

Un bon magnétisme est également nécessaire ».

L'ostéopathie après prostatectomie radicale

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