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[Association L'homme et sa prostate]

Adénome : traitements par les plantes médicinales




Plantes dont l’action permet de diminuer les troubles liés à l’adénome prostatique :

  • Le palmier nain de Floride : Serenoa repens = Sabal serrulata
  • La grande ortie : Urtica dioica
  • Le prunier d’Afrique : Prunus africanus = Pygeum africanum
  • La courge ou citrouille : Cucurbita pepo. Le pollen de certaines

      graminées.

Il est souvent avantageux d’associer plusieurs plantes entre elles.


Exemples de plantes à utiliser

pour soigner un adénome prostatique.


Palmier de Floride

Copyright 2007 : Dr Jean-Michel Hurtel

Tiré de www.phytomania.com

Le traitement :

L'expérience de nombreuses années de traitement de l'hypertrophie bénigne prostatique dans de nombreux pays a montré qu'il valait mieux associer plusieurs plantes ou extraits de plantes.

Une étude récente a montré l'intérêt d'un mélange d'extrait de palmier de Floride (160 mg) et d'extrait d'ortie (120 mg) deux fois par jour. L’amélioration des symptômes était semblable à celle obtenue avec un alphabloquant mais sans effets secondaires désagréables.

On peut associer aussi palmier de Floride et prunier d’Afrique.

L'huile de courge et les extraits de pollen sont d'utilisation plus récente ou plus confidentielle.

Dans tous les cas, le traitement par les plantes médicinales de l'hypertrophie prostatique devra être poursuivi longtemps, car aucun protocole thérapeutique n'aboutit à une diminution nette du volume de la prostate. On peut préconiser des cures de 6 à 8 semaines avec 1 à 2 mois de repos thérapeutique. Les effets secondaires désagréables de cette phytothérapie sont minimes : quelques troubles digestifs sont possibles (ballonnements, éructations), dans ce cas prendre les médicaments en mangeant.

Exemple : seigle, maïs.

C'est encore l'extrait lipidostérolique qui est actif sur l'adénome prostatique.

Il diminue les symptômes liés à l'augmentation de la taille de la prostate.

Le pollen de graminée n'est pas standardisé, ni ses extraits, et il faut donc se fier aux indications du fabricant ou du laboratoire.

Pollen de graminés

L"huile" de courge est connue traditionnellement en Europe centrale et en Allemagne comme un remède de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

Dans ces pays, on cultive une variété à graine "nue" (styriaca ), tout spécialement destinée à la production d'huile (de couleur verte et assez épaisse).

Les graines referment 40 à 50 % d’huile, composée en majorité d’acide linoléique (40-55 %, avec de l’acide oléique (30 %), palmitique (environ 10 %) et stéarique (5-7 %).

Le contenu important en acide gras insaturé fait que cette huile est diététique mais rancit très vite.

L'activité de cette huile sur l'adénome de la prostate est attribuée à la partie insaponifiable, et plus spécialement aux delta5-stérols. Là encore, le mécanisme d'action reste inconnu ; certains pharmacologues évoquent une action du type "Inhibiteur de la 5-alpha réductase".

Posologie moyenne

Il n'y a pas eu encore beaucoup d'études sur l'utilisation de la semence de courge, de son huile ou de l'insaponifiable d'huile de courge.

  • On peut trouver sur le marché des capsules d'huile de courge : par exemple dosée à 500mg, une gélule deux à trois fois par jour.

  • On peut incorporer un peu d'huile de courge dans son alimentation (sans la cuire) à condition qu'elle soit extraite à froid. Il faut conserver cette huile au réfrigérateur à l'abri de l'air (elle rancit).

  • On peut aussi consommer l'équivalent de 10 à 15 g de graines de courge par jour : en les mâchant ou en les écrasant sans les cuire.

Cette plante rampante de grande taille est originaire de l’Amérique tropicale mais est répandue maintenant dans le monde entier ; la chair du fruit globuleux, et parfois de grande taille, est comestible (soupe, gratin), et diététique (vitamine A). Les graines aplaties sont antihelminthiques et contiennent des lipides dont l'insaponifiable est riche en glucosides de delta7-stérols et delta5-stérols.

Courge ou potiron

Il doit y avoir une interaction hormonale car l'extrait d'écorce de prunier diminue la concentration sanguine (plasmatique) de testostérone et d'hormone lutéinisante (LH).

Des essais cliniques ont montré que la prise d'extrait de prunier d’Afrique minimisait les symptômes de l'adénome prostatique et diminuait peut-être la taille de l'adénome, mais cela reste à vérifier.

Posologie moyenne

On préconise 100 mg d'extrait de Prunus africanus en une ou deux prises par cure de deux mois.

Le prunier d’Afrique est originaire des régions équatoriales de l'Afrique.

On le trouve surtout dans les forêts primaires des régions montagneuses du Cameroun et du Congo, mais il pousse aussi dans les forêts bien arrosées de l'Afrique de l'Est, et même à Madagascar.

On extrait, à partir de l'écorce des arbres bien développés, un mélange de lipides et de stérols (phytostérols) qui possèdent des propriétés anti-oedemateuses et semblent agir aussi directement sur la glande prostatique : stimulation de la sécrétion prostatique, action directe sur les cellules de la prostate.

Prunier d’Afrique

Cette interaction métabolique limiterait le développement de l'adénome prostatique, voire réduirait le volume de la prostate.

Posologie moyenne

  • extrait de racine : 100 à 200 mg par jour

  • on peut éventuellement faire une tisane de racine mais l'effet est moindre et irrégulier. Par ailleurs, la tisane est un peu diurétique, ce qui n'est pas un effet recherché par quelqu'un qui a un adénome prostatique et des difficultés à uriner.

L'ortie est une plante très ubiquitaire qui se développe particulièrement bien dans les sols riches en nitrates,

ses jeunes feuilles sont comestibles (comme des épinards ou en soupe), elles sont une source industrielle de chlorophylle.

La racine de cette grande ortie contient des stéroïdes qui, semblerait-il, inhibent plusieurs "enzymes membranaires" de la prostate.

Grande ortie

L'extrait de palmier de Floride est aussi anti-inflammatoire.

De nombreuses études ont montré l'intérêt de ces extraits pour diminuer les troubles liés à l'adénome prostatique ; l'effet positif serait, dans beaucoup de cas, semblable à celui d'un alpha-bloquant, mais sans les effets désagréables de ces médicaments de synthèse.

Posologie moyenne :

  • Extrait lipidique : 300 à 400 mg par jour (soit en général deux gélules), certaines personnes ne le supportant pas à jeun, il vaut mieux manger en avalant les gélules.

  • Teinture mère : 100 gouttes en traitement d'attaque pendant quelques semaines (2 à 3) que l'on peut réduire ensuite jusqu'à 20 gouttes par jour en traitement d'entretien.

Ce palmier est indigène dans le sud est des USA, c'est un palmier nain.

On obtient de l'amande de son fruit, très oléagineux comme chez beaucoup de palmiers, un extrait lipidostérolique dont on ne connaît pas précisément le mécanisme d'action.

Certains pensent que cet extrait de palmier inhiberait la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (seule active sur la prostate) ; ou alors il exercerait un effet antiandrogène local par inhibition compétitive d'hormone.

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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