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 Production de DHEA et de TESTOSTERONE


La production de testostérone et de DHEA est stimulée par différentes hormones dépendant d’une partie du cerveau appelée l’hypothalamus.

La testostérone est à l’origine du développement des organes sexuels à la puberté, et initie le processus de formation des spermatozoïdes. Elle est aussi à l’origine de l’apparition des caractères sexuels masculins comme la pilosité, la voix, le développement de la masse musculaire

Elle agit aussi sur la densité osseuse, et lorsque le niveau de testostérone est bas, notamment du fait de l’âge, le risque d’ostéoporose augmente. Il a donc été développé des médicaments qui agissent sur le niveau de testostérone.

Elle agit enfin sur le comportement au niveau neuro-cérébral et favorise l’énergie, la motivation, l’agressivité et la libido … la boucle est bouclée et nous revoilà dans notre sujet.

La testostérone est l’hormone du désir; au cours de la vie, sa sécrétion évolue et elle augmente pour atteindre un pic entre 30 et 45 ans avant de redescendre progressivement pour retrouver des valeurs proches de celles de la préadolescence après 75 ans.

Par rapport à la prostate, il n’a jamais été démontré (d’après mes lectures qui semblent unanimes) que la baisse de testostérone pouvait être à l’origine ou la cause de l’adénome ou du cancer de la prostate.

Par ailleurs, il est dit que l’administration de testostérone dans le cadre du traitement du vieillissement (l’andropause de l’homme) n’affecte pas non plus le risque d’apparition d’un cancer (tout traitement de ce type faisant par ailleurs l’objet d’examens de dépistage complets : TR, PSA, biopsies).

Mais les traitements qui jouent sur le taux de testostérone ont des effets secondaires comme baisse du tonus, de la pilosité et baisse de la libido. Ils ont donc un ralentissement sur la vie sexuelle des patients. Faudra-t-il choisir entre performance sexuelle ou solidité des os ?

Je lis aujourd’hui dans la presse ; « plus les taux de testostérone sont élevés chez les courtiers de la City, plus grands sont les gains réalisés lors d’une séance boursière ». C’est une enquête Anglaise bien sur. Alors, si vous aussi vous voulez gagner…


La libido


On distingue 2 composantes de notre vie sexuelle :


- l’inspiration, qui dépend de la transmission d’informations sur les nerfs érecteurs (ou bandelettes) ; c’est la libido,


- la mécanique, qui dépend du système artériel ; la verge se gonfle de sang jusqu’à l’érection,

… et la libido est fortement conditionnée par le niveau hormonal.

La baisse du taux de testostérone entraîne donc, à plus ou moins long terme, une baisse du désir. Et si le phénomène se passe au niveau cérébral, les informations transmises par le cerveau affectent le niveau local c'est-à-dire la qualité de l’érection.


Si l’on ne peut pas remédier à la baisse du désir ou libido, on peut au moins agir sur le phénomène local :

- nerfs érecteurs ou bandelettes sectionnées lors d’une opération chirurgicale : la transmission d’informations ne pouvant plus se faire, on peut pallier à l’absence d’érection en créant un gonflement artificiel (vacuum ou implant pénien), ou en ayant recours aux injections intra-caverneuses,

- lésion partielle ou traumatisme temporaire des bandelettes : le phénomène artériel est préservé mais il peut être insuffisant pour parvenir à une véritable érection. On agit alors sur l’afflux de sang dans la verge par traitement médicamenteux ou par vacuum.


Mais quand la libido est intacte (inspiration et envie) et que la mécanique est défaillante (état intermédiaire entre impossibilité d’implant pénien et approvisionnement sanguin insuffisant de la verge), le mental peut aussi avoir mal.


Et le plaisir ?


Petit mot, vaste sujet, et à chacun son interprétation. Je m’y essaye :


- je lis dans le dico au mot plaisir : état de contentement que crée chez quelqu’un la satisfaction d’une tendance, d’un besoin, d’un désir; bien-être… et plus loin : le plaisir des sens, satisfaction, jouissance.

La définition du point de vue psychanalytique est intéressante : principe de plaisir, principe régissant le fonctionnement psychique selon lequel l’activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir (opposition au principe de réalité). Mais ça manque d’enthousiasme.

- me voici au mot jouissance, et je lis : plaisir physique intense, ou plaisir sexuel. Je suis déçu car je m’attendais à une autre envolée au souvenir de mes transports passés.


- puisqu’il en est ainsi, je vais à orgasme : bouillonner d’ardeur ! Voilà une définition sympa. Je lis aussi : point culminant du plaisir sexuel. Alors là, ça me fait penser à un graphique commercial, l’horreur.


- je vais donc me rabattre sur le désir et je lis : appétit sexuel.


Alors en conclusion… à chacun le sien ! Bon appétit…


Jean FRICHET – extrait partiel du livre « Ma prostate, son cancer et moi ». Inspiration rapport AFU AG 2008.

Pour en revenir aux bandelettes, leurs nerfs sont issus du plexus nerveux parasympathique venant des vertèbres S2, S3, S4. Ils cheminent de chaque côté de la prostate, à tangenter celle-ci, avant d’innerver et donc de commander les corps caverneux et les fibres musculaires des vaisseaux sanguins de la verge.



L’alchimie des érections


Gardons à l’esprit que la majorité des érections sont dues à une alchimie psycho-organique liée à des stimulations sensitives, visuelles, tactiles, auditives et même olfactives si vous croisez une vraie rousse…


C’est donc notre système nerveux qui déclenche l’érection et l’éjaculation.

Le désir nous fait ouvrir les artères qui alimentent en sang les corps caverneux du pénis et nous fait fermer les veines qui le font repartir. Comme une vanne 3 voies.

L’envie et le mouvement mécanique dû au va et vient de la verge, exacerbé par le gland qui se décalotte (et qui est muni de quelques 3 à 5 millions de minis capteurs nerveux), amène à l’éjaculation (qui est associée à l’orgasme).

Le plaisir consommé, les artères se ferment et les veines en s’ouvrant vident les corps caverneux. Plus ou moins rapidement selon les individus. Et c’est fini jusqu’à la prochaine motivation.


Priapisme = danger

Le priapisme est une maladie nerveuse non liée à une stimulation érotique, qui provoque une érection prolongée pouvant devenir douloureuse et dangereuse en asphyxiant les cellules du pénis.

Une érection de durée normale oxygène ces cellules, une érection prolongée les dégrade.



Facteurs de risques des troubles de l’érection


- l’opération chirurgicale telle que l’ablation de la prostate ou de la vessie,


- l’âge : la fréquence des troubles de l’érection augmente avec l’âge, d’environ 5 % avant 40 ans, 10 % entre 40 et 50 ans, 15 % entre 50 et 60 ans, 25 % après 60 ans.  D’autant plus si l’on ne pratique pas !


- le diabète : la fréquence des troubles de l’érection est plus élevée chez les diabétiques que dans la population générale,


- l’hypertension artérielle: les hypertendus ont des dysfonctions érectiles en conséquence des altérations artérielles de leur maladie et des médicaments anti-hypertenseurs absorbés,


- le tabagisme : la fumée du tabac fournit du monoxyde de carbone entraînant une vasoconstriction des artères qui se resserrent et freinent l’afflux d’oxygène.


- les maladies cardio-vasculaires : la dysfonction érectile est un signe de pathologie vasculaire périphérique,


- les troubles psychologiques : de nombreuses situations psychopathologiques favorisent les dysfonctions érectiles, telles qu’anxiété, angoisse de performance, dépression, stress, problèmes familiaux ou professionnels, ignorance de la sexualité…


- les médicaments, comme les anti-hypertenseurs, les psychotropes, les antiulcéreux, les anti-androgènes …


- l’insuffisance rénale chronique qui entraîne des troubles de l’érection chez les insuffisants rénaux en dialyse,


- le mode de vie : la vie sédentaire favorise la dysfonction érectile alors que la vie active et l’activité physique sont au contraire bénéfique et garants d’une bonne sexualité,


- le cyclisme, qui s’il est pratiqué de façon intensive peut favoriser l’apparition de troubles érectiles par compression périnéale (compression nerveuse et vasculaire).



INFLUENCE HORMONALE : testostérone, libido et plaisir…


La testostérone


Le développement de la prostate et son volume (et par voie de conséquence le cancer qui en découle) sont dépendants du taux sanguin des hormones sexuelles mâles que sont les androgènes.

Ces androgènes sont sécrétés essentiellement par les testicules sous forme de testostérone (à 90 %), mais aussi par les glandes surrénales sous forme de DHEA (à 10 %) et sont tous deux actifs au niveau de la prostate.

Il est des subtilités dans les commandes de nos érections qui suscitent de nombreuses interrogations après l’opération de la prostate et qui restent la plupart de temps sans réponses lorsque nous interrogeons notre chirurgien préféré.


L’érection est un phénomène vasculaire sous influence nerveuse et hormonale.

Ce centre nerveux se trouve dans la moelle épinière au niveau des dernières vertèbres lombaires, d’où partent des fibres nerveuses et des nerfs chargés de provoquer la dilatation des corps caverneux et spongieux pour augmenter le volume de la verge.

Simultanément, le sphincter vésical se ferme, d’où l’impossibilité d’uriner pendant l’érection.

Les testicules, les vésicules séminales et la prostate reçoivent un afflux de sang considérable. Les excitations du gland, et notamment de son bord postérieur, produites par le frottement de la main ou de la paroi vaginale au cours du coït, entretiennent la congestion des organes du petit bassin et produisent des sensations de plus en plus fortes qui aboutissent à un maximum d’intensité au cours duquel se produit l’éjaculation. Ahhh …

Immédiatement après, le mécanisme vaso-moteur et nerveux qui préside à l’érection cesse d’agir et les organes génitaux reviennent à leur état normal. Ohhh …

Au féminin, le mécanisme est sensiblement le même.



INFLUENCE NERVEUSE : les bandelettes neuro-vasculaires


Les bandelettes, appelées communément nerfs érecteurs, sont dans le jargon médical des pédicules (structures d’accueil) composés d’une artère et de nerfs. Ces nerfs sont microsco-piques et non visibles à l’œil nu.

Notre système nerveux est formé par le système sympathique et par le système para-sympathique. C’est leur association qui régit les phénomènes de la vie végétative (comme la respiration ou la circulation sanguine) et commande certains types de muscles (comme ceux des sphincters).

Ces 2 systèmes, sympathique et parasympathique, interviennent donc dans tous les phénomènes essentiels de la vie de notre organisme par un jeu d’antagonismes qui, à l’état normal, assure l’équilibre des fonctions.

Sous l’influence de certains états pathologiques, cet équilibre est rompu en faveur de l’un ou de l’autre système. Certains muscles, sous l’influence de ces nerfs, vont donc se contracter ou se rétracter selon les impératifs ou souhaits du moment.

Mais si ces systèmes sympathique et parasympathique sont autonomes, ils peuvent aussi être influencés par le système nerveux central au cours d’un certain nombre d’états, comme l’émotion et l’envie sexuelle, provoquant alors des modifications de la vasomotricité :


- les nerfs sympathiques exerceront une action constrictive (pression, resserrement circulaire notamment autour du sphincter haut),


- les nerfs parasympathiques exerceront un effet vaso-dilatateur (augmentation du calibre des vaisseaux sanguins par relâchement musculaire, comme dans la verge pour provoquer l’érection).


A propos de sphincters et d’érection :


- de nuit : le sphincter vésical (haut) et les érections de nuit sont commandés par le système parasympathique qui est le système réflexe,


- de jour : le sphincter urétral (bas) et les érections dépendent du système sympathique qui est commandé volontairement.

SUBTILITES DE L’APPAREIL SEXUEL MASCULIN

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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