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Danger dans nos assiettes !


Que savons-nous vraiment des produits que nous achetons au supermarché ?


Le 1er mars 2010, Jean DUVAL a écrit :


On aimerait lever le voile sur l'industrie agroalimentaire.

Une industrie qui a souvent fait passer ses profits avant la santé des consommateurs, la survie d'exploitants agricoles, la sécurité des travailleurs et notre environnement à tous.

Dans nos assiettes, les blancs de poulets plus appétissants que jamais ; au restaurant, des côtelettes de porc parfaites ; dans nos bacs à légumes, des tomates aussi belles au dixième qu'au premier jour... Mais aussi de plus en plus d'obèses, particulièrement parmi les enfants ; une véritable épidémie de diabète chez les adultes ; de nouvelles souches de la bactérie Escherichia coli ultra-virulentes, colportées par la viande de vaches que l'on a gavé de maïs...

Dernière tous ces problèmes de santé publique, on retrouve les choix productivistes d'une poignée d'entreprises qui contrôlent l'approvisionnement de centaines de millions de personnes.

Ces entreprises déploient des trésors d'imagination et de marketing pour maintenir en vie un mythe selon lequel ce que l'on mange vient directement de la ferme. Une ferme avec une gentille vache cornue (appelons-la Marguerite), de l'herbe grasse et des barrières joliment peintes en blanc !

Mais les ingrédients de base proviennent en réalité d'exploitations agricoles aux méthodes industrielles et sont transformés dans de gigantesques usines.

Le soja a été génétiquement modifié pour résister à des doses massives d'insecticide et les tomates pour être transportées et conservées des mois sans perdre leur belle robe rouge. Les animaux, quand à eux, sont "calibrés" pour devenir plus gros plus vite et pour s'adapter sans perte de temps ni d'argent aux abattoirs géants où ils finissent leur vie. Nous ne somme pas très loin du poisson carré...


A NOUS CONSOMMATEURS de révéler au grand jour ce que les géants de l'industrie agroalimentaire ne veulent pas que l'on voie, que l'on analyse, que l'on questionne. Chacun de nous a encore le pouvoir de faire changer les choses trois fois par jour : au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner.



Danger dans notre assiette...ou dans notre tête ?


Bonjour à tous,


J'aimerai réagir au message de mon père, ci-dessus.

Je n'ai certes pas vécu la tragédie et le bouleversement que quelqu'un vit quand on lui annonce que sa vie est en danger, qu'il va mourir d'un cancer.

Cependant, j'ai vécu moi-même des événements assez durs pour comprendre ce qui se passe quand tout s'effondre autour de soi.


Par ce message, je voudrais vous mettre en garde contre un autre danger, bien pire que le diabète, les bactéries ou le cancer.

Il s'agit d'un danger qui nous guette tous, un danger qui est utilisé par le gouvernement ou par les gourous pour contrôler les foules.

Ce danger qui nous guette tous, c'est la peur au quotidien.

Peur de manger ceci, peur de boire cela, peur de vivre sans souci.


J'ouvre une parenthèse :

Si l'épidémie d'obésité augmente dans le monde, je ne pense pas que ça soit la faute des industriels de l'agro-alimentaire. Ca serait trop simple.

On veut manger vite et bien, on veut consommer, manger beaucoup et être mince.

On veut travailler bcp pour gagner bcp, et pouvoir se reposer bcp, en achetant bcp.

La société est boulimique et elle a d'autant peur du gros, du malade.

D'ailleurs, le gros, l'obèse, c'est aussi le bouc-émissaire, celui qui n'aurait pas de volonté, qui mangerait trop puisqu'il est gros.

Donc on nous fait peur pour nous contrôler.

Cela permet de nous vendre des produits minceurs (plus chers), des produits bios (encore plus chers) ou du terroir (hors de prix).


Dans l'industrie, vous avez deux façons de vendre : soit en grosse quantité mais à vil prix, soit des produits très chers, à forte valeur ajoutée.


Ce qui permet de vendre à des "cancéreux désespérés" encore plus de peur, et de fourguer de "bons produits anti-cancer".

Certains écrivains font leur beurre avec ça, vous les connaissez tous.


Doit-on remplacer la peur du cancer par la peur de vivre ? Je ne le pense pas.

Un cancéreux doit-il traumatiser son entourage, avec la peur du bisphénol A, des pesticides, la peur des produits laitiers, des gras saturés, la peur des poêles antiadhésives, la peur du micro-onde, la peur de l'eau du robinet ???


Comme cause de l'obésité, les diététiciens et les médecins ont d'abord accusé les protéines, puis ce fut les glucides et maintenant on en est aux lipides, plus précisément aux lipides saturés et aux oméga-6. Quel sera le prochain "coupable" ? On ne sait pas puisque cette "science" change d'avis tous les 10 à 20 ans.


Mon message ici n'est pas un message de ras-le-bol mais plutôt un message d'alerte pour attirer votre attention sur un fait certain : malgré les efforts des gouvernements de différents pays, l'obésité ne diminue pas dans le monde en général et en France en particulier.


Je vous explique ce que j'ai constaté quand on doit recevoir un patient en consultation, qui vient (par exemple) pour une obésité.

On va lui conseiller de manger 3 repas par jour, d'avoir un petit déjeuner copieux ( 25% des Apports Energétiques Totaux), de ne pas manger quand il a faim, de manger même quand il n'a pas faim, de se nourrir de légumes crus ou peu cuits, de manger des fruits, d'éviter les aliments trop caloriques.

Pourtant, les études scientifiques actuelles ne montrent aucunement la réussite de ce modèle et aucun régime ne réussit à faire maigrir durablement les gens.

En somme, on va leur proposer une vision manichéenne (et fausse) : il y aurait des aliments "qui font grossir" et des aliments "qui ne font pas grossir".

Dans l'esprit du consommateur, une réaction étrange va se produire : il va s'interdire certains aliments qui vont déclencher une anxiété chez lui et également une forte envie transgressive d'en consommer.

A l'opposé, il va penser que se bourrer de fruits et de légumes (cinq, parait-il, même si le consommateur ne comprend pas trop ce que ça signifie) va le faire maigrir.


Pourtant, si on mange 2500 calories de fruits, de légumes, de céréales complètes, on grossira autant que si on mange 2500 calories de sucres et de graisses.

Voilà l'erreur de base : tous les aliments font grossir si on les consomme sans faim, en quantité supérieure aux dépenses énergétiques.


Et si en cautionnant ces deux catégories d'aliments (les "bons" et les "mauvais"), on cautionnait en fait les dérégulations de l'appétit, les craintes du consommateur, les névroses alimentaires et les troubles du comportement alimentaire ?

Si en laissant la médecine et les experts s'emparer du moralisme alimentaire, on favorisait ainsi l'obésité contre laquelle on veut lutter ?

C'est actuellement ma position.


Mais le Groupe Alimentation dans lequel j’officie n'a pas pour but de combattre l'obésité, je le sais.

Aussi, je voudrais recentrer le débat sur la peur excessive.

Vous expliquer qu'avoir peur de tout, chaque jour, de faire partager sa peur à son entourage crée sûrement de mauvaises conditions psychologiques et somatiques pour bien vivre son cancer, qu'il soit actuel ou passé.

Je pense que les associations de malades du cancer de la prostate ont aussi leur rôle à jouer pour "rassurer" les gens qui en ont besoin, les guider certes mais sans les rendre trop craintifs vis-à-vis de ceci ou cela.

C'est une attitude difficile d'être modéré dans son propos et je sais que le Groupe Alimentation a en son sein des personnes diverses, fort compétentes et sensibilisées à cette situation très difficile qui est liée au cancer.


Sylvain Duval, conseiller en diététique




Concernant la fin des cancers...


Le cancer rapporte trop pour que les labos puissent même envisager de l'éradiquer !

Ils sortiront toujours des médicaments efficaces pour leur rapport financier, mais entre temps nous aurons développé d'autres formes de la maladie... pour leur plus grande joie.

Il faut d'autant moins rêver qu'à la vitesse où nous fabriquons des pauvres (sur la planète), c'est une énorme fange de la population qui n'aura plus les moyens de se soigner alors qu'il faut beaucoup de malades pour amortir les frais de recherche des médicaments, et ce ne sera pas la seule strate de population avec des moyens qui suffira à les amortir.

Nous allons donc vers une impasse encore aggravée par le fait que la collectivité vieillissante ne pourra plus financer la santé dite publique.

Le cancer a encore de beaux jours devant lui. Seule l'information peut être salvatrice. Je m'y emploie comme vous. Et je ne rêve pas… je ne rêve plus.


Jean FRICHET

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