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[Association L'homme et sa prostate]

Ces ouvrages, je les ai voulus complets, clairs, imagés, tels que nous aurions aimés les trouver, non seulement mon frère et moi, mais également nos compagnes, parties prenantes de nos parcours médicaux… et de nos séquelles.





Mes actions pour informer et lutter


Il est dit que le cancer de la prostate se développe comme le cancer du sein chez la femme.

C’est vrai sur un point : ils sont tous 2 insidieux, sournois, évoluant sans signes extérieurs particuliers dans un premier temps !

L’homme a cependant un atout : au contraire de la femme dont les cellules cancéreuses émigrent de suite à travers les ganglions, l’homme voit, dans un premier temps, celles-ci cantonnées dans cette petite glande avec l’avantage de pouvoir en mesurer et la présence et la valeur grâce au PSA (entre autre). Laisser la maladie avancer, c’est risquer de retrouver des cellules malades dans les ganglions, avec une prolifération dans tout l’organisme.

Sachant cela, pourquoi refuser le dépistage ? Pourquoi risquer le cancer métastatique alors qu’une simple prise de sang peut nous prévenir de cette infection cancéreuse et nous permettre d’y remédier afin de conserver la vie ?


Encore faut-il être informé des mécanismes de la maladie, comprendre le dépistage, les différences entre les traitements et avoir quelques connaissances de notre anatomie pour réagir face à l’impuissance qui nous guette.


Certains mots font peur, mais il faut appeler les choses par leur nom.


J’ai donc lancé ces conférences grand public en Bretagne (dans un premier temps), en m’appuyant sur mon vécu, avec l’espoir d’apporter un message optimiste pour une maladie, le cancer, trop souvent synonyme de mort.

Il y a l’angoisse (et les interrogations) liée à sa découverte, l’appréhension (et les interrogations) à l’heure d’entamer le traitement, le repli (et les très nombreuses interrogations) lorsque l’on se retrouve seul après avoir être passé entre les mains des spécialistes. Hors du cocon de l’espace de santé, on se retrouve soudainement seul avec… ses interrogations !

L’interrogation est bien le fil rouge de nos parcours de cancéreux, et elle ne nous quittera plus !


On est loin de l’attitude psychologique propice à la guérison et il est scandaleux de laisser les hommes s’enfermer dans le négatif de leurs angoisses alors que les femmes font l’objet de campagnes d’information répétées.


Malgré fuites urinaires, manque de nerfs érecteurs, arrêt de pratique sexuelle pendant plusieurs années … on peut retrouver une vie de couple satisfaisante, notamment sur le plan sexuel, après une prostatectomie.

Des solutions éprouvées par d’anciens malades sont sur ce site.


Bonne année à vous et à vos proches.



Jean FRICHET - janvier 2011

Après avoir épluché la littérature professionnelle, avoir assisté à des conférences, rencontré moult spécialistes, je me suis attelé à la rédaction de 2 livres sans langue de bois ni tabous sur cette fragile petite glande qu’est la prostate.

Remis sur pied fin 2007, et cherchant toujours à comprendre le pourquoi de mes désagréments, surtout ceux liés aux séquelles urinaires et sexuelles dont je suis une des nombreuses victimes, je me suis aperçu qu’il n’existait pas d’ouvrage d’information grand public clair et complet sur le sujet et qu’internet était trop souvent une jungle de tout et de rien à ne plus savoir qui croire (et c’est de pire en pire).

Oublié par ce chirurgien Lyonnais très attaché à sa notoriété et dont l’égo refusait de reconnaître mon lamentable état, j’ai longtemps ‘’ trainé ‘’ avant de rencontrer un génial ostéopathe qui a relancé ma mécanique interne. Il faut savoir que le petit bassin est fortement innervé et vascularisé et qu’après une opération il se forme des adhérences empêchant un bon drainage… surtout lorsque l’on perd 2 litres de sang sur la table d’opération comme ça a été mon cas. Incidence donc sur l’état général et la récupération érectile.

L’attitude positive de ma compagne pendant ce laps de temps a aussi grandement contribué à mon retour à la vie ‘’normale’’.

Mon parcours


Fin 2003, mon frère cadet m’apprend qu’il est atteint d’un cancer de la prostate. Il a 53 ans. Un oncle nous ayant précédé sur la voie de cette maladie, nous apprenons que nous sommes une famille à risque. Peu de chance d’y échapper donc … et j’apprends en être atteint à mon tour. J’ai 58 ans.

Dépistés (juste) à temps, nous aurons l’un et l’autre ’’la chance d’être opérable’’, la plus sûre façon de ne pas y revenir (nous sommes en 2004).

Mon frère étant opéré avec succès, j’ai suivi le même chirurgien et le même chemin pour à mon tour aborder la table d’opération avec confiance.

Actifs et sportifs, nous avons pris, l’un comme l’autre, connaissance de nos cancers avec calme et fatalité, notre seul regret étant de n’avoir pu trouver à cette époque qu’une documentation très parcellaire, pour ne pas dire quasiment inexistante sur le sujet.


C’est ainsi que fin 2004, ’’je suis devenu un accidenté de la prostatectomie’’ sous cœlioscopie, avec quelques désagréments sérieux.

Le chirurgien m’a crevé une veine, occasionnant un empoisonnement au CO² (gaz employé pour gonfler l’abdomen) : hémorragies, œdèmes, coutures qui lâche, urètre crevé, 3 opérations induites et 3 ans à m’en remettre. Et j’en passe !

Mais je vous rassure… cela n’arrive jamais… et qu’aux autres, bien sur !

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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