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[Association L'homme et sa prostate]

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A l’Association L’homme et sa prostate nous clamons haut et fort ce qui suit depuis longtemps puisque nous voulons une information sans tabou !



Introduction du Docteur Yiou à un dossier d’évaluation de la tolérance et de l’efficacité de l’injection intra-caverneuse pour le traitement de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale.


Nom Prénom : Docteur YIOU René

Fonction : Maître de conférences des universités – Praticien hospitalier (ou MCU-PH)

Adresse : Service d’Urologie (Pr Abbou) - Hôpital Henri Mondor - PARIS





La dysfonction érectile (DE) est une séquelle constante après ablation chirurgicale de la prostate pour cancer (prostatectomie radicale, PR). Elle est due à une lésion des pédicules nerveux végétatifs et/ou vasculaires péniens qui longent les faces latérales de la prostate avant d’atteindre les formations érectiles péniennes (corps caverneux, CC). La physiopathologie de la DE après PR est complexe. Elle implique une diminution de la concentration intra-caverneuse du principal médiateur de l’érection, le monoxyde d’azote (NO), d’origine neuronale et vasculaire.

Par ailleurs, des études chez l’animal ont montré que la section des nerfs végétatifs péniens entraîne une apoptose des cellules musculaires lisses, endothéliales et des cellules du tissu conjonctif de soutien des CC (Fall et al. Europ Urol 2008). La perte de cellules musculaires lisses et conjonctives peut entraîner une incapacité à retenir le sang dans les CC lors d’une érection artificiellement provoquée; ceci se manifeste par une fuite veineuse pénienne détectable en écho-doppler.

Enfin, la section des pédicules artériels péniens et la disparition des érections physiologiques peuvent aboutir à des lésions d’ischémie chronique avec fibrose des CC qui accentuent encore les fuites veineuses.


Cette cascade d’événement cellulaire explique la rétraction du pénis dont se plaignent la plupart des patients après PR.


Le traitement de référence de la DE après PR non conservatrice des bandelettes neurovasculaires reste l’injection intra caverneuse de substances vasodilatatrices (prostaglandine E1) que les patients s’auto-administrent.

Les traitements per os (Ex : Sildénafil = comprimés) sont en général peu efficaces si les bandelettes vasculo-nerveuses ont été endommagées.

En cas de fuite veineuse ou d’insuffisance artérielle avérée, les injections intra-caverneuses sont généralement inefficaces.

L’utilisation de pompe à vide (vacuum) avec anneau pénien compressif bloquant le retour veineux peut être proposée mais le taux d’abandon reste élevé car ce dispositif génère rapidement une lassitude.

L’implantation d’une prothèse pénienne est alors le dernier recours.

Ces traitements lourds entraînent un bouleversement de la vie de couple qui peut aboutir à un abandon de la vie sexuelle.

Bien que l’utilisation régulière de traitements érectogènes puisse favoriser la réapparition d’érections naturelles, le taux réel de retour à une activité sexuelle pré-opératoire reste inférieur à 10% en cas d’anomalie vasculaire (insuffisance artérielle et/ou fuite veineuse) après PR non conservatrice.



Consulter le dossier complet … ci-dessous

http://anamacap.free.fr/documents/syntheses/synopsis-INSTIN.pdf



Les cellules souches embryonnaires (ES) humaines … ci-dessous

http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-hematologie-pneumologie/dossiers-d-information/les-cellules-souches-embryonnaires-es-humaines

  

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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