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L’exercice physique :


Un bienfait pour la santé et une aide contre le cancer !





II y a lieu de prendre en considération l’hygiène de vie dans sa totalité et de ne pas considérer la seule alimentation.

C’est ainsi que l’on est conduit à considérer l’exercice physique non pas comme un simple élément positif mais comme un élément absolument déterminant dans l’équilibre du métabolisme.

Les bienfaits de l’exercice sont complexes et multiples.

On admet facilement des bienfaits pour la santé en général mais plus précisément quels sont ces bienfaits et en quoi l’exercice favorise t il la lutte contre le cancer ?


La vascularisation des tissus, le renforcement du système cardiovasculaire, la diminution du stress sont les bienfaits les plus connus mais ils sont loin d’être les seuls.


L’exercice modéré et quotidien, conjugué avec les caractères hypocalorique et hypo toxique de l’alimentation intervient dans tous les compartiments du métabolisme.

Tous ces éléments  permettent à l’organisme de lutter contre tous les dysfonctionnements subtils qui passent souvent inaperçus à leur début mais qui finissent par favoriser l’apparition de nouveaux dysfonctionnements et quelquefois le développement de cellules cancéreuses.


Examinons plus précisément comment l’exercice intervient dans l’amélioration du fonctionnement de l’organisme dans la plupart des domaines :


- Contrôle de la masse grasse, de la masse musculaire et de la masse osseuse

Les cellules graisseuses constituent un milieu favorable à la prolifération des cellules cancéreuse.

L’exercice outre le fait qu’il permet de contrôler la masse graisseuse assure aussi le maintien de la masse musculaire alors que cette dernière tend  inexorablement à diminuer à mesure que l’on vieillit.

Il faut souligner l’extrême importance de l’exercice vis à vis du maintien de la masse osseuse d’autant plus que les traitements hormonaux qui sont souvent pratiqués ont fortement tendance à réduire la masse osseuse et à favoriser l’ostéoporose.


- Régulation de l’activité des hormones sexuelles

L’exercice physique inhibe l’effet négatif qu’ont les œstrogènes sur l’activité des cellules tueuses. Et s’il s’accompagne d’une perte de poids, l’exercice réduit la quantité d’œstrogènes (hormones associées au cancer du sein) et d’androgènes (hormones associées au cancer de la prostate) en  circulation dans le sang.


- Amélioration de la fonction immunitaire

L’activité physique améliore la circulation sanguine et augmente le nombre de cellules tueuses en circulation, ce qui leur permet de circuler plus facilement dans le corps, d’où une réduction de la prolifération des cellules cancéreuses.


- Diminution de la résistance à l’insuline

Pae le biais de l’insuline, l’organisme régule la glycémie de façon à compenser les apports discontinus des repas. Cette fonction est absolument essentielle.

Dans de nombreux cas de diabète le patient doit recourir à des injections d’insuline le plus souvent pour compenser la destruction plus ou moins prononcée de certaines cellules du pancréas.

La sensibilité à l’insuline est une propriété fondamentale en matière de régulation du glucose dans sa pénétration à l’intérieur des cellules.

Or on sait depuis plusieurs années que l’activité physique améliore la sensibilité à l’insuline, ce qui permet au glucose de pénétrer à l’intérieur des cellules plus facilement, avec moins d’insuline. Il en résulte une diminution de la quantité d’insuline circulante pour une même élévation de la glycémie, après un repas. Une concentration moins élevée d’insuline diminue la prolifération  des cellules cancéreuses, et réduit l’effet anti-apoptose de cette dernière.


- Diminution de l’activité inflammatoire

L’inflammation reste un processus de base qui permet une « réparation » des tissus lésés mais cette inflammation présente des inconvénients. Elle favorise le développement de cellules cancéreuses. En effet, lorsqu’elle devient chronique, l’inflammation est doublement associée au développement de cellules cancéreuses: par la sécrétion des cellules pro inflammatoires (qui induisent la prolifération des cellules cancéreuses) et par l’augmentation du nombre de vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses au pourtour du tissu qui est le siège d’une inflammation. Le phénomène d’inflammation permet au cancer d’envahir l’organisme et de poursuivre sa croissance.

On estime que plus d’un cancer sur six est directement lié à un état d’inflammation chronique.

La contraction musculaire vient contrecarrer l’inflammation en augmentant la sécrétion dans la circulation sanguine de substances anti-inflammatoires (IL-6) qui inhibent l’activité de facteurs pro inflammatoires (TNF-a et IL-1) et stimulent la sécrétion des autres substances pro-inflammatoires (TNF-R, IL-1ra, IL-10).

Il semble que ce soit la diminution des réserves de glycogène musculaires pendantl’exercice qui est à l’origine de la mise en circulation d’IL-6.


- Diminution du temps de transit intestinal

Les phénomènes intervenant au niveau de l’intestin sont essentiels. L’alimentation joue un rôle important.

Le maintien de l’équilibre acido basique est essentiel.

Les conditions d’un bon transit intestinal sont très importantes De nombreuses dispositions alimentaires sont efficaces en particulier la présence des fibres.

Mais les mouvements péristaltiques affectant la paroi intestinale jouent un rôle essentiel et ils sont considérablement améliorés par l’exercice.

En diminuant le temps de transit intestinal, l’activité physique permet de réduire le temps de contact entre les selles et la muqueuse de l’intestin, ce qui atténue le risque de modification de l’ADN des cellules. L’activité physique favorise également l’évacuation des acides de la vésicule biliaire qui peuvent devenir cancérogènes s’ils entrent en contact avec les bactéries du système digestif.


- Effet antioxydant

L’oxydation fait intimement partie des mécanismes vitaux. Elle est indispensable et l’organisme en bonne santé secrète de façon endogène des enzymes ayant un pouvoir antioxydant élevé capables de gérer les débordements résultant parfois de l’oxydation.

La consommation abondante de légumes et de fruit ayant un pouvoir antioxydant élevé permet d’améliorer la capacité antioxydant de l’organisme qui à d’ailleurs tendance à diminuer avec l’âge.

L’exercice vient renforcer de façon importante notre capacité à lutter contre les débordements de l’oxydation.

En effet l’oxydation libère des radicaux libres et l’organisme peut s’avérer incapable de les neutraliser .Ces radicaux libres endommagent les tissus avoisinants par collision.

Résultat : l’ADN de certaines cellules peut être endommagé, ce qui peut être à l’origine du développement de cellules cancéreuses. Certes, la consommation accrue d’oxygène au cours de l’exercice aérobie augmente la présence de radicaux libres dans l’organisme. Mais pour pallier cette augmentation, le corps s’adapte en améliorant ses défenses anti oxydantes

: l’activité des enzymes chargées de neutraliser les radicaux libres augmente.



Les conditions d’un exercice physique efficace


Nous venons de lister les effets potentiels de l’exercice


La condition de base de l’efficacité de l’exercice est sa régularité.


Le mot régularité n’est pas un vain mot. Il faut envisager un exercice au moins 4 fois par semaines. Dans ces conditions la durée peut ne pas excéder 30 à 45 minutes.

L’exercice quotidien est préférable mais il n’est compatible qu’avec certains cas : retraite, état physique suffisant …

L’intensité de l’exercice doit rester faible. Il n’est pas exagéré de parler d’exercice doux qui présente l’avantage considérable de ne pas être à l’origine de traumatismes divers.

Les joggeurs du dimanche qui croient bien faire en se défonçant une fois par semaine pour compenser leur vie ordinairement sédentaire se trompent lourdement.

Les personnes sédentaires ont avantage à débuter par des activités de très faible intensité, puis de parvenir progressivement à faire au moins le volume d’activité physique d’intensité moyenne requis.

Il faut savoir adapter l’effort physique à ses propres capacités.

  

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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