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[Association L'homme et sa prostate]

Pertes urinaires et sexualité. Que faire ?



Il n’y a rien de plus démoralisant que les pertes urinaires et je les trouve encore plus déstabilisantes que la perte érectile.


Comment vivre ces surpressions urinaires ou cette faiblesse sphinctérienne qui nous pèse psychologiquement.

Comment se comporter, comment ‘’rester soi’’, tout simplement ?


Je rencontre trop d’hommes bloqués psychologiquement qui refusent tous rapports sexuels par honte de leurs fuites, de peur de laisser s’écouler de l’urine pendant les jeux amoureux ou dans le vagin de leur partenaire.

Ils n’osent que très rarement en parler, ne serait-ce qu’à leur épouse.

S’ils m’en parlent, c’est parce que je vais au devant d’eux, que ce soit à la fin de mes conférences ou lorsque je les revois, en sachant que je suis dans la même situation qu’eux.


Ces dernières années, les professionnels de santé ont d’ailleurs relevés une augmentation des consultations en rapport avec l’incontinence et la sexualité.

La culpabilité et l’incompréhension poussent femmes et hommes à venir chercher une solution. Et ce n’est pas l’apanage des seuls gens âgés.



L’urine est stérile


L’urine peut paraître sale alors qu’en fait elle ne l’est pas du tout. C’est un liquide stérile.

L’urine aide d’ailleurs à nettoyer l’urètre, après un rapport sexuel, et à le débarrasser d’éventuelles bactéries qui seraient apparues. Ces bactéries, si elles ne sont pas éliminées, vont remonter dans la vessie, se développer et provoquer une infection. C’est pourquoi il est nécessaire d’uriner après un rapport sexuel s’il comporte un risque, même mineur, et même si le besoin ne se fait pas ressentir : c’est une mesure d’hygiène importante, loin d’être romantique mais indispensable.



Mais que faire contre ces fuites dans le cadre d’une relation sexuelle ?


Certes, pour la vie quotidienne il existe de nombreux moyens de se protéger : serviettes, étuis à poche, pinces péniennes, bandelettes sous-urétrales et le sphincter artificiel pour les plus atteints d’entre nous. Il y a aussi des médicaments, mais avec de nombreux effets secondaires.



Et pour les relations amoureuses ?


En dehors du fait d’aller uriner avant la relation amoureuse (ce qui le plus souvent ne suffit pas), il y a une solution mécanique toute simple qui marche à tous les coups ; l’anneau pénien !


Erection naturelle ou érection obtenue par comprimé ou piqûre, le fait d’enfiler un anneau pénien suffit à fermer l’urètre par compression.

Les hommes qui emploient le vacuum après une adénomectomie n’ont d’ailleurs pas ce problème puisqu’ils enfilent cet anneau pour éviter le retour veineux.



Mais comment enfiler cet anneau sans avoir de vacuum ?


Il suffit tout simplement de disposer d’un tube PVC (tube gris de conduite d’eau) de diamètre 50 mm (selon les dimensions de votre pénis en érection), de 50 mm de long et d’anneaux péniens de grande taille (MEDINTIM n° 4 ou n° 5). Les extrémités du tube seront arrondies afin de ne pas se blesser par frottement.

Il est aussi possible de prendre un manchon de raccordement de tubes de 50 mm, mais ceux-ci ont un bossage intérieur qui peut être gênant. Vu le faible prix, environ 0.50 € pièce, cela mérite de faire un essai.

L’anneau est mis en attente au bout du tube. Pour mettre l'anneau autour du tube, je vous conseile de le poser sur une table puis d'ouvrir l'anneau au maximum avec 2 doigts et de le déposer autour du tube.

L’ensemble est alors enfilé sur le pénis en érection.

Faire alors glisser cet anneau à la base du pénis, au plus près du pubis pour fermer l’urètre. Retirer le tube.

Voilà, c’est tout simple et super efficace.












Maintenant décontractez-vous et laissez-vous aller puisque vos fuites sont jugulées.


Jean FRICHET



Attention :

- n’employez pas n’importe quel anneau (voir ici : choix des anneaux)

- ne portez pas cet anneau plus de 30 minutes et ne dormez pas avec.

3. COMMENT SAIT-ON QU'IL Y A INFECTION URINAIRE ?


Les symptômes dépendent de l'âge, du sexe, et de la portion de l'appareil urinaire qui est infectée. Le problème essentiel est la remontée de l'infection et l'apparition de fièvre en cas d'atteinte de la prostate (prostatite) ou des reins (pyélonéphrite).

Le diagnostic d'infection urinaire repose sur l'examen bactériologique (ECBU), avec la mise en évidence de la bactérie responsable dans les urines, et l'étude de la sensibilité du germe à différents antibiotiques (antibiogramme).


3.1. LE PRELEVEMENT DES URINES


Le prélèvement doit être fait dans des conditions qui évitent la contamination accidentelle du prélèvement. La mise en culture doit être faite dans l'heure, ou le prélèvement doit être gardé à 4°C.

            - Après toilette locale avec un antiseptique et rétraction du prépuce chez l'homme ou rétraction des petites lèvres chez la femme, on prélève les urines du milieu du jet, dans un récipient stérile fourni par le laboratoire.

            - Chez l'enfant, les urines sont recueillies dans une poche stérile collée.

            - En cas de dérivation urinaire à la peau, les urines doivent être recueillies par sondage, car       l'examen des urines présentes dans la poche n'a pas de valeur.

            - En cas de sonde à demeure, l'urine est recueillie par prélèvement à travers le tuyau du             collecteur, à l'endroit prévu à cet effet.


3.2. IDENTIFICATION DU GERME EN CAUSE


Elle repose sur la présence de germes à l'examen direct des urines, la culture du germe et l'antibiogramme (étude de la sensibilité du microbe aux différents antibiotiques).

L'examen permet d'affirmer l'infection urinaire quand il montre la présence d'une bactériurie monomicrobienne (une seule espèce de bactérie) avec un nombre de colonies supérieur à 105/ml, associée à une leucocyturie (présence de globules blancs dans les urines) > 10.000/ml ou une pyurie (pus dans les urines).

La présence de plusieurs espèces de germes chez un patient, en particulier en l'absence de symptômes, est habituellement liée à une contamination du prélèvement. Le seuil de 100.000 colonies/ml est utilisé habituellement. Il n'est pas formel et un nombre de colonies inférieur n'exclue pas totalement une infection, en fonction du contexte clinique.

- Si le nombre de germes est inférieur à 10 000/ml, on considère qu'il n'y a pas d'infection

- La présence de germes sans augmentation du nombre de globules blancs correspond généralement à une contamination accidentelle des urines lors du prélèvement, mais pas à une réelle infection.

Certains agents infectieux fréquents de l'urèthre nécessitent des techniques d'identification spéciales (Chlamydia, Ureaplasma urealyticum, Gardnerella vaginalis).

Des bandelettes réactives sont souvent utilisées en urgence, ou en première intention. Elles détectent la présence de globules blancs dans les urines, et sont très utiles pour éliminer rapidement le diagnostic d'infection.



4. INFECTION DE LA VESSIE (CYSTITE)

 

La cystite est un état inflammatoire aigu ou chronique d'origine infectieuse, atteignant la vessie et responsable de brûlures en urinant (mictionnelles), d'envies fréquentes d'uriner (pollakiurie), et de la présence de pus dans les urines.


4.1. LA CYSTITE AIGUË SIMPLE

 

Elle touche la femme entre 15 et 65 ans, sous la forme d'un épisode isolé, en dehors de toute autre maladie associée.

Le diagnostic de cystite simple est clinique, et l'examen des urines au laboratoire (ECBU) est habituellement inutile dans ce cas précis. En cas de cystite, la plupart des femmes ont des globules blancs altérés dans les urines et du sang dans les urines dans 50% des cas. La mise en évidence d’un microbe est inconstante.

Chez la femme, un traitement antibiotique de 3 jours est habituellement suffisant en cas de cystite simple. Le médecin a le choix entre de multiples traitements, les plus classiques étant la norfloxacine (Noroxineâ ), le sulfaméthoxazole-triméthoprime (Bactrim Forteâ ), la nitrofurantoïne (Furadoïneâ ), l'amoxicilline (Clamoxyl®).

Le traitement "minute", qui consiste à prendre une prise unique d'un antibiotique, est souvent insuffisant en pratique quotidienne.

Le traitement est de 7 à 14 jours en cas d’infection survenant chez une patiente diabétique, ou enceinte, ou en cas de symptômes ayant duré plus d’une semaine.



4.2. LA CYSTITE RECIDIVANTE


Elle est définie par la survenue de 4 épisodes par an ou plus. L'infection qui récidive malgré la stérilisation des urines par un traitement antibiotique efficace, doit faire évoquer l’existence d’un "réservoir" bactérien (calcul, corps étranger, tumeur de vessie, malformation…). Dans ces cas, une échographie rénale et/ou une cystoscopie sont souvent utiles, en fonction du contexte et de l'âge de la patiente. Une infection récidivante avec le passage d’air dans l’urine (sensation d’uriner de l’eau gazeuse) suggère la présence d’une communication (fistule) entre l’intestin et la vessie.

En cas d'infections à répétition, si la voie urinaire est normale, on a montré l'efficacité d'un traitement anti-microbien prophylactique prolongé à petites doses, par exemple 1 comprimé de nitrofurantoïne (Furadantineâ ) le soir, ou 2 à 3 soirs par semaine pendant 3 mois, en association avec des ovules de Trophigilâ (en particulier après la ménopause).

Souvent, les cystites récidivantes chez la femme sont déclenchées par les rapports sexuels. En fonction de l'interrogatoire sur les circonstances de survenue des infections, on peut alors simplement conseiller à la patiente de veiller à uriner après le rapport et de prendre un comprimé anti-microbien (nitrofurantoïne) le soir des rapports. Ces traitements préventifs au long cours sont le plus souvent efficaces, même si des récidives peuvent toujours survenir épisodiquement chez des patientes prédisposées.


4.3. LA CYSTITE DE LA FEMME AGEE


Elle est souvent favorisée par l'atrophie de la muqueuse vaginale qui apparaît après la ménopause, et qui entraîne une diminution des sécrétions vaginales. Le traitement anti-microbien doit donc être associé à un traitement local par des ovules vaginaux (Trophigilâ , Colpotrophine®) prescrits pendant plusieurs mois, pour favoriser le retour de sécrétions vaginales satisfaisantes.



5. INFECTION DE L'URETRE (URETRITE)


L’infection bactérienne de l’urètre survient quand des microbes viennent coloniser de façon aiguë ou chronique les glandes situées le long de l’urètre masculin ou féminin. Le Chlamydia, le Gonocoque et l’Herpès sont des causes fréquentes d’infection urétrale chez l’homme et la femme.


5.1. SYNDROME URETHRAL AIGU (FEMME)


L’infection vaginale par une mycose (Candida albicans), un parasite (Trichomonas) ou une bactérie peut entraîner une difficulté à uriner du fait de l’inflammation vaginale locale, même quand l’examen d’urine ne montre pas d'infection.


5.2. URETHRITE AIGUË (HOMME)


L'infection de l'urètre entraîne chez l'homme une difficulté à uriner, une douleur à l'écoulement de l'urine, et généralement un écoulement urétral. Le plus souvent lié à Chlamydia trachomatis, à un Mycoplasme (écoulement clair), ou à Neisseria gonorrhoeae (écoulement jaunâtre d'aspect purulent, typique du gonocoque). Les autres agents infectieux en cause peuvent être Ureaplasma urealyticum, Trichomonas vaginalis, Candida albicans. Les germes sont souvent associés.

Chez l'homme, l'urétrite non traitée correctement expose au risque ultérieur de rétrécissement de l'urètre.


5.2.1. Urétrite à Chlamydia trachomatis

Chlamydia Trachomatis est un agent infectieux principalement responsable d'infections de l'urètre (urétrite) et de l'épididyme (épididymite). Le traitement doit être précoce pour éviter le risque de stérilité.

En pratique, le diagnostic nécessite de faire un prélèvement urétral et un test antigénique. Il faut traiter tous les sujets contacts, et traiter les maladies vénériennes éventuellement associées (Gonocoque, Mycoplasmes, Candida Albicans, Gardnerella, Herpès).

Le traitement antibiotique standard en l'absence de complications est la mynocycline (Minocine®) : 100 mg/j pendant 10 j, mais d'autres antibiotiques sont utilisés (Vibramycine®, Rulid®, Zithromax ã , Oflocet®).

Abstinence ou rapports protégés sont requis jusqu'à contrôle de la guérison.


5.2.2. Traitement de l'urétrite à Gonocoque (blénorragie)

Le traitement antibiotique est très efficace, l'antibiotique utilisé étant soit la Trobicine® (spectinomycine), soit la Rocéphine® (ceftriaxone), soit le Prototapen® (ampicilline-probénécide) si le germe risque d'être résistant (Gonocoque producteur de pénicillinase)

Il faut systématiquement un traitement actif sur le Chlamydia, rechercher les partenaires et faire un contrôle de la sérologie de la syphilis à 1 mois, et du virus HIV à 3 mois.



            En savoir plus :

            http://www.uropage.com/ART_infec.php

  

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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