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Dépistage du cancer de la prostate

Cancer indolent = traitement ou attente ?



Chercher des cellules malades dans la prostate, c’est quasiment être certain d’en trouver !

Et trouver ces cellules malades amène à la question essentielle : qu’en fait-on ?


Il est estimé que 30 % des opérations de la prostate sont abusives... car les tumeurs apparaissent parfois sous forme de cancer indolent (néoplasies focales réversibles).

L’opération aura alors pour conséquence de rendre le malade souvent impuissant et incontinent pour des tumeurs non agressives.


Or, 50 % des hommes après 50 ans ont des lésions microscopiques de cancer de la prostate.

Faut-il pour cela traiter de façon traditionnelle ?

Comment ces cellules malades évolueront-elles ? Si elles évoluent !

Comment vivre en sachant que l’on est porteur de ces minuscules tumeurs ?


Ce questionnement ne favorise pas la voie du dépistage systématique qui conduirait inévitablement, sous la pression des chirurgiens et des radiothérapeutes, à exploser les interventions radicales propres à fabriquer presqu’autant d’impuissants.

Alors, quelles stratégies adopter ?


La surveillance active, qui est un indicateur de la virulence de la tumeur, présente déjà une réponse admissible face au cancer indolent.

Mais le malade, en raison d’une peur panique que les médecins et les médias ont inculqué dans son esprit, pensent à la mort dès que le mot cancer est prononcé. Difficile alors de vivre sereinement en sachant que des cellules cancéreuses sont présentes.


Il existe une solution intermédiaire comme l’hormonothérapie temporaire.

Elle présente plusieurs avantages dont celui, non négligeable, de ne pas laisser le patient sans soins.



Conditions d’accès


La définition de cancer indolent répond à des critères stricts, et ces traitements seront réservés à certains groupes de patients rigoureusement sélectionnés et attentivement suivis.


Une fois diagnostiquée, il faut déterminer si la tumeur correspond bien à un cancer indolent. Les valeurs hautes doivent être les suivantes :


- Stade clinique T1c, éventuellement T2a

- Age inférieur à 75 ans

- Espérance de vie supérieure à 10 ans

- Gleason 6 maximum

- Biopsie prostatique comprenant au moins 10 carottes

- Biopsie 1 à 2 carottes maximum contaminées de Gleason 6 maximum

- Longueur tumorale biopsie inférieure à 3 mm

- Aucune suspicion d’effraction de la capsule

- PSA maximum 10 ng/ml

- Ratio PSA Total / PSA libre supérieur à 20%

- Densité PSA(d) inférieur à 0.1

- PSADT supérieur à 3 ans

(PSADT = temps de doublement du PSA qui apporte à ce marqueur une notion dynamique)



Agir sur son mode de vie


En première intention, chaque homme peut évoluer vers une nouvelle hygiène de vie favorable à la stimulation des défenses naturelles (voir texte sur la cellule).

Alimentation appropriée, activités physiques, occupations intellectuelles, gestion du stress permettent de mieux contrôler son cancer.



La surveillance active


Le temps de doublement du PSA (PSADT) est un outil d’évaluation de l’agressivité potentielle d’une tumeur. Il s’agit de surveiller l’évolution du PSA par des dosages intervenant tous les 3 ou 6 mois.

Un traitement ne sera proposé qu’en cas de doublement de PSA dans une période de

12 mois ou pour une augmentation de 0,75 ng/ml dans l’année.

La surveillance active associée à une nouvelle hygiène de vie doit permettre au patient d’éviter (ou de reporter) un traitement radical.


En dehors de la capacité intellectuelle du malade à gérer cette option, il existe le risque de laisser passer ‘’la fenêtre thérapeutique’’, c'est-à-dire le moment ou il est possible d’enlever ou de traiter la tumeur localisée à la prostate chez un sujet jeune.

Il faut rappeler que le développement du cancer de la prostate est long, mais cette méthode peut s’avérer risquée chez un sujet jeune, ‘’aux cellules actives’’.



L’hormonothérapie temporaire


Rappel : qu’est-ce que l’hormonothérapie ?

Habituellement réservée au traitement des cancers avancés, l’hormonothérapie consiste à bloquer la production des hormones mâles, la testostérone. Cette privation androgénique peut être temporaire (médicaments) ou définitive (chirurgie).


L’idée d’appliquer une hormonothérapie temporaire face à un cancer indolent nous vient de chercheurs américains rassemblés sous la houlette du Docteur LEIBOWITZ.

Ils ont préconisé une déprivation androgénique limitée à environ un an dans les cancers localisés ou non. Si les résultats présentés sont remarquables, ils sont controversés par leurs homologues car non démontrés scientifiquement par des essais randomisés.


En France, le principe en a été repris par le Professeur CUSSENOT qui veut démontrer que ces ‘’petits cancers’’ peuvent être éradiqués par un traitement léger sans quasiment d’effets secondaires, en l’occurrence une déprivation androgénique de 3 mois.

Au terme de ces 3 mois, soit le PSA reste effondré et le patient est guéri, soit il remonte et l’on revient dans un schéma de traitement classique.

Pourquoi 3 mois ? Toutes les études montrent qu’à 3 mois, on obtient le reflet de la maladie. Après ce délai, le résultat ne change pas, il sera le même à 6 mois.


Attention : ce principe devient un excellent test de diagnostic à condition d’avoir supprimé toutes les variations hormonales du PSA qui n’étaient pas liées au cancer.

Les effets secondaires sont les mêmes que pour les autres thérapies mais seulement pendant le temps du traitement. Cette hormonothérapie se différencie uniquement par sa courte durée.


Cette étude est développée dans 4 hôpitaux en France (Pitié Salpêtrière et Tenon à Paris - CHU d’Angers - CHU de Dijon) sous la responsabilité du Professeur CUSSENOT.

Est-ce la voie à la suppression du cancer de la prostate mortel ? Pour ce faire, il faudrait alors instaurer un dépistage systématique et espérer que chaque homme s’y soumettrait.



Observations après 3 mois d’hormonothérapie


Après le traitement hormonal de 3 mois, on distingue 3 types de maladie :


- La maladie réversible : le traitement hormonal a probablement guéri la maladie et ne nécessite plus qu’une simple surveillance.


- La maladie irréversible mais stable : la maladie va devenir dépendante du traitement hormonal. Le cancer reste présent. Le taux de PSA va s’élever à nouveau avec le taux de testostérone pour se stabiliser à une certaine valeur (valeur plateau). La maladie est parfaitement contrôlée mais le traitement hormonal ne peut être interrompu à moins de le remplacer par un traitement plus ou moins radical, voire focal.


- La maladie irréversible et instable : la maladie est beaucoup plus agressive, avec un PSA évolutif. Ces cas doivent être traités de façon très agressive car le traitement hormonal ne sera pas suffisant. On revient alors à un schéma classique radical.



Pourquoi la maladie peut être guérie dans certains cas et pas dans d’autres ?


Quand la prostate se développe, elle produit des cellules souches. Lorsque les cellules souches se divisent, elles engendrent une cellule souche et une cellule différenciée.

Les cellules souches, même en supprimant les androgènes, restent résistantes. Les cellules différenciées, si on supprime les androgènes, meurent par apoptose (apoptose = mort cellulaire programmée - suicide cellulaire).


Lors de la division d’une cellule, si l’évènement qui crée le cancer survient :

- sur la branche souche qui restera souche, la maladie ne peut pas être guérie.

Elle ne se développera pas avec les androgènes mais sera dépendante du traitement par castration,

- sur la branche différenciée : la castration fait disparaître la maladie.

Ce cas représente la grande majorité des cancers indolents.



Intéressant


Subtilité de la cellule

Pour vivre et être active, une cellule doit non seulement être nourrie et oxygénée, mais elle doit aussi être sollicitée !

Négliger certaines fonctions de notre organisme a pour conséquence de fragiliser les organes concernés à travers les cellules qui les composent.


Essayé en France, appliqué au Japon

Les pratiques sont différentes selon les pays. Au Japon, 40 % des traitements localisés se font par hormonothérapie de durée plus ou moins longue et le traitement est arrêté lorsque le PSA devient indosable. Il serait intéressant de connaître les % de récidive.

  

Stade des cancers

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